TELEMARKETING : des métiers qui vous font évoluer...(2)
Parwebmaster, mercredi 25 juin 2008 à 11:37 :: General :: #81 :: rss
Cent appels par jour
Parce qu'il a des difficultés à recruter, le métier reste accessible à des candidats faiblement qualifiés. Même les simples bacheliers ont leur chance. « Nous sommes ouverts à des profils variés qui vont du niveau bac à bac plus 2, voire plus. Nous préférons nous attacher à une personnalité plutôt qu'à un diplôme », affirme Thomas Sarazain (Ciel). Néanmoins, les plateaux téléphoniques intégrés des grandes sociétés de services mettent la barre plus haut. « Notre politique est de recruter nos conseillers de clientèle à bac plus deux avec une première expérience dans la relation clients par téléphone », insiste Patricia Davideau (AG2R). Avoir une expérience dans le métier est un avantage car on sait à quoi s'attendre. Effectivement, répondre à des clients parfois mécontents, prendre des rendez-vous ou vendre des produits par téléphone requiert un moral d'acier. Pour Gilles Roussel (B2S), l'entretien d'embauche commence dès le premier contact téléphonique. « 80 % du processus de recrutement se déroule par téléphone. Je tiens compte de la façon dont le candidat s'exprime, de sa capacité à respecter la syntaxe, du timbre de sa voix. Bref, du charisme général qu'il dégage en me parlant. » À ce stade, la sélection est impitoyable. « Il faut compter 10 CV envoyés pour qu'à l'arrivée un candidat soit embauché. »
Si le métier a toujours autant de mal à attirer des candidats, c'est qu'il souffre toujours d'une image négative. Une idée fausse ? Pas toujours facile de rester plusieurs heures d'affilée derrière un écran, un casque collé aux oreilles à enchaîner les communications. Un télévendeur peut dépasser les 100 appels par jour. Et pourtant, « le télémarketing est une excellente école de formation à la vente, plaide Thomas Sarazain (Ciel). Il est plus compliqué de convaincre un client par téléphone qu'en face à face. De plus, le management de proximité contribue à développer l'expertise de nos chargés de clientèle, notamment par des actions de coaching de formation métier et produits. En quelques mois, on acquiert les recettes et les réflexes des bons vendeurs ».
Reste que beaucoup de jeunes considèrent le télémarketing comme un métier de transition, en attendant mieux. Pourtant, les possibilités d'évolution sont loin d'être négligeables, estiment en choeur les professionnels. « Un conseiller clientèle accueil peut au bout de deux ou trois ans évoluer vers un poste de conseiller clientèle métier, spécialisé en retraite, santé, prévoyance ou gestion de comptes. Après quelques années d'expérience et des apti¬tudes en management, il peut aussi évoluer vers une fonction d'animateur d'équipe », assure Patrica Davideau (AG2R).



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